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Décret opt-in : vos relances immobilières sont-elles prêtes ?

Depuis le 11 août, le décret opt-in encadre davantage l'acquisition et la fidélisation par SMS, email ou téléphone. La chronique publiée par le Journal du Net le 12 octobre 2026 concerne le retail. Le réflexe vaut aussi pour l'immobilier et les PME : contacter moins, contacter juste.

Maxime Nahoum

Président d'Adopt'IA

Publié le
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Ce qu'il faut savoir

  1. Cadre plus strict

    Le décret opt-in renforce les obligations issues de la loi du 30 juin 2025 sur le démarchage. Les relances ne peuvent plus être traitées comme un simple volume d'envois. Chaque contact doit avoir une raison claire, avec un accord vérifiable et un contexte commercial utile.

  2. Volume insuffisant

    La source cite des écarts de performance de 1 % à plus de 70 % selon le canal choisi, le moment de contact ou la donnée comportementale utilisée. Le bon message doit partir sur le canal adapté, au moment où le contact a une chance réelle de répondre.

  3. Consentement à vérifier

    Le consentement devient une base de travail commerciale. Une base plus réduite, mais plus réactive, vaut mieux qu'un fichier large mal qualifié. Pour une agence, cela concerne autant les prospects vendeurs que les acquéreurs déjà relancés plusieurs fois.

  4. Scénarios prioritaires

    La méthode proposée consiste à auditer l'existant, puis à cartographier 5 à 10 moments de contact. Ensuite, il faut tester un ou deux scénarios avant d'étendre. L'idée n'est pas de tout refaire d'un coup, mais de reprendre la main sur les relances qui comptent vraiment.

Ce que ça change pour vous

  • Agence immobilière

    Cette semaine, reprenez votre fichier prospects vendeurs et acheteurs. Ajoutez une colonne pour tracer le consentement par canal : SMS, email ou appel. Si l'accord n'est pas clair, mettez la relance en pause le temps de qualifier la fiche. Vous évitez ainsi les automatismes risqués, tout en améliorant la qualité des contacts vraiment exploitables.

  • PME locale

    Choisissez un seul scénario récurrent, par exemple une relance de devis ou de rendez-vous manqué. Définissez le canal selon le comportement observé, puis comparez les contacts obtenus avec votre méthode habituelle. Gardez une trace simple : date, canal utilisé, réponse obtenue. Ce suivi suffit souvent à repérer les relances utiles et celles qui fatiguent vos contacts.

L'avis Adopt'IA

Nous conseillons d'en faire un chantier commercial prioritaire. Le mauvais réflexe serait de continuer les relances automatiques sans vérifier le consentement et le contexte. Commencez par nettoyer votre base. Séparez les contacts réellement exploitables de ceux dont l'accord reste flou. Puis testez quelques scénarios utiles avant d'ajouter de nouveaux canaux. Dans l'immobilier, la pression commerciale pousse souvent à relancer davantage. Nous pensons que la meilleure réponse est différente : mieux choisir le moment, adapter le canal et garder une trace propre du consentement. C'est plus sain pour votre image, plus confortable pour vos équipes et plus utile pour vos prospects.

Maxime Nahoum, Président d'Adopt'IA

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